Guéridon en acajou estampillé Martin Carlin et JME

Guéridon tripode en acajou, placage d’acajou et bronzes dorés. Inspiré par la mode anglaise, cet élégant guéridon circulaire est ceint d'une galerie en bronze percé. Le fût central à cannelures remplies d’asperges en bronze doré est resserré par une bague épaisse de feuilles de laurier faisant la jonction avec le piètement. Celui-ci est constitué de trois pieds sinueux agrémentés de grattoirs, de fleurettes et terminés par des pattes de lion sur roulettes. Ce type de guéridon, caractéristique de la fin du règne de Louis XVI, se retrouve notamment au Musée des Arts Décoratifs de Paris. On y observe le même schéma, à savoir l'emploi de l'acajou, un large plateau, un fût à cannelure en bronze, des grattoirs sur le piètement tripode et des roulettes pour en faciliter le déplacement.
Epoque Louis XVI
Etat d’usage
H.83 x D.84 cm 

45000 €

DESCRIPTION

Martin Carlin (vers 1730-1785) figure parmi les plus importants artisans en meubles parisiens du dernier tiers du XVIIIe siècle. Né en Allemagne, il vient s'installer à Paris en 1759 et se marie avec l'une des soeurs de Jean-François Oeben, le célèbre ébéniste-mécanicien de Louis XV.
Après son accession à la maîtrise, il installe son atelier dans la rue du Faubourg Saint-Antoine et rencontre immédiatement un succès considérable. Cette notoriété est étroitement liée aux liens commerciaux privilégiés que Carlin entretenait avec Simon-Philippe Poirier, le plus grand marchand d'objets et de meubles de luxe de l'époque. C'est notamment par l'intermédiaire de Poirier que Carlin réalise entre 1766 et 1778 ses meubles les plus luxueux ornés de plaques de porcelaine de Sèvres. Puis, à partir du milieu des années 1770, il privilégie les meubles à décor de panneaux en laque du Japon. Son inventaire après décès est révélateur du fait que l'ébéniste travaillait exclusivement pour les grands merciers du temps ; ainsi en 1785, ce sont les fils Darnault et Dominique Daguerre qui figurent parmi ses principaux clients.

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