Grand cartel Louis XV de Saint Germain
Ce cartel, richement orné de bronzes dorés et ciselés, signé S.Germain pour Jean-Joseph de Saint-Germain (Paris 1719 - 1791), arbore un décor de rinceaux qui s'étirent en gracieuses volutes, sur lesquelles s'incrustent des feuillages et de fleurs dans un style typique rococo. Le cadran émaillé est signé PERACHE A PARIS et affiche les chiffres arabes pour les minutes et romains pour les heures. Les aiguilles sont élégamment ajourées et découpées en arabesques. Etat d'usage H.84 x 46,5 cm Jean-Joseph de Saint-Germain est l'un des plus célèbres bronziers parisiens du milieu du XVIIIe siècle. Actif à partir de 1742, il est reçu maître en juillet 1748. Il est surtout connu pour la création de nombreuses caisses de pendules et de cartels qui firent sa notoriété, notamment le cartel dit « à la Diane chasseresse » (voir un exemplaire conservé au Musée du Louvre), la pendule supportée par deux chinois (voir un modèle de ce type aux Musée des Arts décoratifs de Lyon), ainsi que plusieurs pendules à thématiques animalières, essentiellement à éléphants et rhinocéros (exemple au Musée du Louvre). Parallèlement à ses créations horlogères, Saint-Germain réalise également de nombreux bronzes d’ameublement – y compris chenets, appliques, et candélabres – en faisant toujours preuve de la même créativité et démontrant ses talents exceptionnels de bronzier. Il se retire des affaires en 1776. Jean-Pierre Pérache ou Perrache figure parmi les plus importants horlogers parisiens du deuxième tiers du XVIIIe siècle. Dès le début de son activité, il connaît une grande notoriété et reçoit d’importantes commandes privées. Plusieurs de ses pendules sont décrites au XVIIIe siècle dans certains inventaires après décès des grands collectionneurs de l’époque, citons notamment celles qui figuraient chez Bernard de Saint-Germain, Jean-Pierre de Rouillé et André Roussel de Jorant, ainsi que celles mentionnées chez Philippe-Jules-François Mazarini-Mancini duc de Nevers, petit-neveu du cardinal de Mazarin, et chez la veuve de Charles de Savalette de Magnanville, puissant fermier-général et ancien directeur de la Compagnie des Indes. Enfin, relevons particulièrement qu’une de ses pendules se trouvait au moment de la Révolution dans les collections royales françaises.
22000 €
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