A PROPOS
HISTOIRE DE LA GALERIE
LUDOVIC PELLAT DE VILLEDON
L’essence de la Galerie Pellat de Villedon puise ses sources chez son fondateur, Ludovic. Ses parents Jean-Yves et Odile Pellat de Villedon, antiquaires à Versailles depuis 1965 dans le Carré Saint Louis, lui ont transmis le goût du XVIIIe siècle. Cette prédisposition et sa passion pour le mobilier l'ont donc poussé à ouvrir sa propre galerie en 2006, à Versailles, désormais au 2 bis, rue Carnot. Il aime soigner la mise en scène de ses objets, le raffinement et souhaite le partager. De cette manière, la relation qu'il entretient avec ses clients est une priorité pour lui. Il attache une grande importance à l'expérience que peuvent ressentir ces derniers. Ainsi, il aime régulièrement recevoir ses clients à la galerie au cours de ses "dîners de collectionneurs", parmi ses objets : un instant privilégié, convivial et amical où chacun peut échanger sur sa passion. Si vous poussez la porte de l’Hôtel de Bouillon, il vous accueillera avec joie, aidé dans cette mission de Tan, son charmant teckel, et second maître des lieux où tous deux ont établi leurs quartiers. L’esprit de la Galerie et les souvenirs qui s’y créent sont donc liés à la personnalité de Ludovic Pellat de Villedon. Il se veut d’ailleurs un antiquaire actif et souhaite faire entrer le XVIIIe siècle dans une certaine modernité. C'est pourquoi, il est membre du SNA (Syndicat National des Antiquaires) depuis de nombreuses années.
HÔTEL DE BOUILLON
La Galerie Pellat de Villedon offre à ses visiteurs un nouvel écrin : l’Hôtel de Bouillon. Cette adresse fait partie de l’Histoire, notamment celle de Versailles. Ses murs sont les véritables témoins d’un quotidien aujourd’hui disparu et que nous souhaitons vous raconter. Tout commence en 1670, lorsque Godefroy Maurice de la Tour d’Auvergne, duc de Bouillon, Grand Chambellan de France à partir de 1658 jusqu’à la mort de Louis XIV, décide de faire construire son hôtel particulier au pied du château et de la place d’Armes, comme il se devait pour un bâtiment seigneurial. L’Hôtel de Bouillon est donc bâti sur des plans de Louis Le Vau, et est l’un des premiers et des plus beaux hôtels de Versailles. Il reste dans la famille jusqu’en 1820. Son entrée se faisait alors par la rue des Réservoirs et s’étendait du 2 au 4 rue Carnot, jusqu’à l’actuelle chapelle protestante, rue du Peintre Lebrun. Il subit, entre 1862 et 1871, des modifications qui répondent aux souhaits du nouveau propriétaire, le sieur Antoine Gibus, célèbre chapelier. Celui-ci en démolit une partie (côté rue des Réservoirs) et ouvre l’Hôtel sur la rue Carnot. Il donne à la façade l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui, avec ses balustres symétriquement répartis, ses frontons et ses ornements. Au-dessus de la porte d’entrée, Antoine Gibus fait sculpter le masque de sa fille dont la beauté était renommée, motif repris par deux masques latéraux. L’hôtel de Bouillon est ainsi le fruit de plusieurs époques : d’abord celle du règne du Roi-Soleil, puis du XIXe siècle, qui le fait architecturalement évoluer. Les différents propriétaires y ont aimé, célébré, reçu, etc., faisant de l’hôtel de Bouillon un témoin de ces nombreuses vies qui y ont déroulé leurs jours. Les collections de la Galerie Pellat de Villedon en occupent aujourd’hui deux niveaux, et s’articulent entre différents espaces, dont deux salons, une lumineuse galerie, un boudoir tous privatisables sur demande. La Galerie Pellat de Villedon est heureuse d’écrire ce nouveau chapitre de l’histoire de l’Hôtel en y proposant des meubles, tableaux, sculptures, cartels et autres objets d’époque qui perpétuent par là-même un certain art de vivre à la française, dans ce que le XVIIIe avait de plus beau.