Portrait de Claude Bosc par Nicolas Largillierre, étude préparatoire pour l’ex-voto (« Voeux de 1694 »)
Portrait de Claude Bosc par Nicolas Largillierre, étude préparatoire pour l’ex-voto (« Voeux de 1694 »)Portrait de Claude Bosc par Nicolas Largillierre, étude préparatoire pour l’ex-voto (« Voeux de 1694 »)Portrait de Claude Bosc par Nicolas Largillierre, étude préparatoire pour l’ex-voto (« Voeux de 1694 »)Portrait de Claude Bosc par Nicolas Largillierre, étude préparatoire pour l’ex-voto (« Voeux de 1694 »)Portrait de Claude Bosc par Nicolas Largillierre, étude préparatoire pour l’ex-voto (« Voeux de 1694 »)Portrait de Claude Bosc par Nicolas Largillierre, étude préparatoire pour l’ex-voto (« Voeux de 1694 »)

Description du produit

Portrait de Claude Bosc (prévôt des marchands de Paris) par Nicolas Largillierre (1656-1746) servant d’étude préparatoire pour l’ex-voto (« Voeux de 1694 ») offert par la ville de Paris à l’église Sainte-Geneviève.

1695-1696

Cadre en bois doré et sculpté postérieur

Ancienne collection du peintre Henri Fantin-Latour (1836-1904)

H. 58,5 x L. 50,5 cm (avec cadre)

Le portrait que nous présentons aujourd’hui possède une histoire rare et émouvante. Il s’agit d’un portrait réalisé par Nicolas de Largillierre, considéré comme le « grand maître du portrait en France à la fin du règne de Louis XIV et au début du règne de Louis XV ». Peu de ses oeuvres sont signées et beaucoup lui sont attribuées. Or, notre tableau est de manière certaine de sa main. En effet, son origine et son histoire que nous développerons par la suite assurent cette signature. D’autre part, monsieur Dominique Brême, directeur du Musée départemental de Sceaux (spécialiste du peintre) l’a authentifié à l’occasion de l’exposition intitulée « Geneviève 1600 » organisée par la mairie du 5e arrondissement de Paris (du 27 novembre 2019 au 19 janvier 2020) pour fêter le 1600e anniversaire de la naissance de Sainte Geneviève. De plus, cette exposition marque la première exposition de cette toile.

Il s’agit donc d’une oeuvre quasiment jamais vue par le public, mais quelle en est son histoire ? Ce portrait représente Claude Bosc (1642-1715). Ce dernier est le prévôt des marchands de Paris et ancien conseiller du roi. Cet homme important n’a pas simplement été portraituré par Nicolas de Largillierre. L’oeuvre que nous présentons n’est pas juste un portrait, mais une étude préparatoire pour un tableau d’une très grande importance. En effet, il a servi à l’élaboration d’un ex-voto (oeuvre réalisée en remerciement de l’accomplissement d’un voeu) intitulé « Voeux de 1694 » commandé par les échevins de la ville de Paris à Largillierre pour remercier Sainte Geneviève (la patronne de Paris) d’avoir mis fin à la disette du printemps de 1694. Ce gigantesque tableau destiné à l’église Sainte Geneviève (aujourd’hui conservé à l’Eglise Saint Etienne du Mont, H. 6 x L. 4,70 m) présente d’autres personnages connu de cette époque, mais Claude Bosc est le plus important de la scène (il montre de son doigt la sainte et est mise en avant par un habit rouge flamboyant et une lumière éclatante). Chacun des personnages est reconnaissable, leurs traits sont personnalisés, les visages individualisés ce qui montre les grands talents du peintre. Notre portrait est donc en quelque sorte un fragment de ce chef-d’oeuvre.

Cependant, l’histoire ne s’arrête pas là. En plus d’être le témoin du génie de Nicolas de Largillierre et une trace d’un tableau au niveau muséal, le portrait possède une provenance émouvante. Au dos de la toile, une inscription à l’encre indique que la veuve d’Henri Fantin-Latour (1836-1904) l’a vendu le 9 janvier 1914 a un collectionneur inconnu. Cette étiquette précise que ce tableau a été dans la collection de son mari, artiste également. Célèbre peintre qui eut droit récemment à une importante rétrospective au Musée du Luxembourg (du 14 septembre 2016 au 12 février 2017), ses toiles sont conservées entre autres au Musée d’Orsay, au Rijkmusuem ou à la Tate Gallery. Connu pour ses représentations de fleurs et de natures mortes, il a réalisé également des portraits. Nous savons ô combien les artistes de la fin du XIXe siècle se sont inspirés des oeuvres du Louvre ou des oeuvres de leur propre collection.

Ainsi, que ce soit à destination des amateurs de Largillierre, de Fantin-Latour ou des portraits de la fin du XVIIe siècle, ce tableau est vu par tous comme d’une qualité remarquable.

Sources :

Catalogue de l’exposition « Geneviève 1600 », Les éditions du Net

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