Exceptionnel guéridon de toilette en acajou estampillé par Jean-François Leleu
Exceptionnel guéridon de toilette en acajou estampillé par Jean-François LeleuExceptionnel guéridon de toilette en acajou estampillé par Jean-François Leleu

Description du produit

Exceptionnel guéridon de toilette en acajou et placage d’acajou de forme circulaire reposant sur un fût central cannelé et orné d’asperges en bronze doré et ciselé se terminant sur un pied douche également en bronze doré. L’ensemble repose sur quatre petits pieds à console inversée mis en valeur par des grattoirs en bronze doré. Le plateau est cerclé d’un jonc ciselé et doré. Ce dernier s’ouvre en deux pour démasquer un miroir mobile dissimulant trois tiroirs secrets et un caisson garni de satin.

Estampillé par Jean-François Leleu (maître en 1764)

Epoque Louis XVI

Ancienne collection François Dalle

Restaurations d’usage

H. 74,5 x D. 55,5 (fermé) x L. 69,5 (ouvert) cm

Le guéridon de toilette que nous présentons aujourd’hui est particulièrement intéressant sur deux aspects : sa nature et sa signature. Nous commencerons par évoquer l’auteur du meuble afin de comprendre l’origine de l’utilisation et la forme, mais également la place du meuble et par quels destinataires il a pu être commandé. Selon l’estampille que porte le guéridon, ce serait Jean-François Leleu (1729 – 1807) qui aurait conçu ce meuble aux mécanismes cachés. Ce dernier est un des ébénistes les plus réputés de sa génération, c’est-à-dire pendant le règne de Louis XVI (Leleu ayant obtenu sa maîtrise en 1764). Il hérite et diffuse le « style Oeben », grand ébéniste avec lequel il a travaillé jusqu’à sa mort en 1763. Il se fait évincer de l’atelier par son concurrent Jean-Henri Riesener qui prend la suite de l’affaire. Or, Leleu, même s’il ne reprend pas officiellement l’atelier, il devient un des « continuateurs » de son oeuvre. Leleu ouvre donc son propre atelier l’année suivante et obtient sa maîtrise. Sa réputation et son succès sont glorifiés : il est l’un des représentants du style Louis XVI et attire de riches amateurs (la comtesse du Barry, le prince de Condé). Il réalise des meubles divers, mais les grands ouvrages le remportent sur les petits. Tous sont d’une qualité d’exécution irréprochable et les matériaux choisis avec soin. Les bronzes ont une place stratégique : peu nombreux ils sont au service de la structure du meuble (et ont un rôle décoratif moindre).

Ce qui intéresse l’ébéniste, c’est l’architecture du meuble et donc l’équilibre des lignes. Dans sa production, nous pouvons compter des petits meubles en placage d’acajou tel que notre guéridon. Ces derniers arrivent tardivement dans sa carrière. Ils sont d’une sobriété extrême et sont à l’image d’une influence très répandue à la fin du XVIIIe siècle : l’anglomanie. Tel que le souligne Pierre Verlet, sous l’influence des meubles anglais, nous fabriquons de petits guéridons dans les ateliers d’ébénisterie. En plus de posséder une marque prestigieuse, notre guéridon est tout à fait exceptionnel dans sa composition. Le plateau s’ouvre en deux pour laisser découvrir un miroir, mais surtout trois tiroirs secrets dissimulés par une planchette en acajou. Il s’agit donc d’un meuble étonnant, de curiosité mais surtout d’une élégance extrême.

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