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Description du produit

Suite de quatre chaises, bois sculpté et doré, dont trois attribuées à Henri Jacob, fin du XVIIIe siècle et la quatrième légèrement postérieure (travail du bois encore manuel, pas de traces d’outils mécaniques, et montage à chevilles). Dim. (H x L x P): 95 x 49 x 45 cm.

Superbe suite de sièges dans la manière de Henri Jacob (elles ne sont pas estampillées), qui reprend ici les modèles à colonnettes détachées de son cousin Georges (ce qui lui valut des bousculades voire des procès). Les modèles à colonnettes détachées sur les dossiers se développent après 1780. Ces sièges ont donc été réalisé durant les années 1780-1790 environ.

La sculpture en est très fine, y compris pour le siège postérieur. Des frises de feuilles d’eau parcourent les traverses moulurées alternant pour l’assise avec les cases (dés) à rosettes. Les pieds répondent avec leurs cannelures au colonnettes enrichies de rudentures en chapelets de perles. On retrouve ce dernier motif sur la traverse supérieure du dossier. Le modèle est bien conçu, élégant, fin et sophistiqué.

Henri JACOB

Henri Jacob, cousin germain du célèbre ébéniste Georges Jacob obtient sa maîtrise en 1779 et s’installe rue de Bourbon-Villeneuve avant de déménager en 1799 et d’établir son atelier rue de l’Echiquier. Il cessera son activité en 1806. Grâce à son talent certain et à la qualité de ses oeuvres mais surtout en raison de la similitude des noms il jouit très vite d’une grande notoriété. Sa production de chaises ressemble beaucoup à celle de son cousin dont il copie sans vergogne la plupart des modèles. Les fils de Georges Jacob font d’ailleurs paraître un article dans les Affiches, Annonces et Avis divers du 6 avril 1800 « Les frères Jacob mettent leurs clients en garde contre toutes confusions entre leur magasin et celui d’Henri Jacob , rue de l’Echiquier ». Dès 1785 il obtient des commandes de la Cour et fabrique des sièges louis XVI, classiques en bois doré. Sa plus importante production est constituée de sièges Louis XVI, mais surtout Directoire et Consulat, en acajou, avec des sculptures d une grande finesse.

Henri Jacob a laissé de belles créations, de très bonne qualité (certaines, fantastiques, très originales, livrées pour l’archiduchesse puis impératrice Maria Feodorovna à Pavlovsk), mais le plus souvent plagiées sur celles de son célèbre cousin. Son établissement disparut au début de l’Empire.

 

A recouvrir d’un tissus à la hauteur de la qualité de ces sièges.

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