IMG_3748_resultat
IMG_3771_resultatIMG_3769_resultatIMG_3767_resultatIMG_3766_resultatIMG_3764_resultatIMG_3753_resultatIMG_3754_resultatIMG_3757_resultatIMG_3758_resultatIMG_3761_resultatIMG_3750_resultat

Description du produit

Pendule, bronze ciselé et doré, mouvement de Gille l’Aîné à Paris (seul le cadran est signé), caisse attribuée au bronzier Jean-Joseph de Saint-Germain, vers 1755. Dim. (H x L x P): 54 x 37,5 x 16 cm.

Le cadran circulaire émaillé, signé « Gille l’Aîné », indique les heures en chiffres romains et les minutes par tranches de cinq en chiffres arabes par deux aiguilles en bronze repercé et doré ; il est inscrit dans une superbe caisse mouvementée entièrement réalisée en bronze ciselé et doré et richement décorée de rinceaux  et d’un cartouche chantourné de feuilles d’acanthe ; les côtés et la partie inférieure de la façade sont ornés de motifs ajourés dessinant des rinceaux, des feuillages et des fleurettes stylisés ; enfin, l’amortissement est décoré d’une figure féminine drapée « à l’antique ».

La composition originale de cette pendule à poser nous permet de la faire figurer parmi les modèles rocailles les plus aboutis du milieu du XVIIIe siècle et de rapprocher le modèle de l’œuvre de l’un des plus importants bronziers parisiens de l’époque : Jean-Joseph de Saint-Germain.

En effet, ce dernier est l’auteur de nombreux modèles de pendules et notamment d’un exemplaire stylistiquement proche qui est illustré dans H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Munich, 1986, p.131, fig.2.8.23. Parmi les rares autres modèles répertoriés avec quelques variantes, citons notamment :

  • un premier exemple provenant des collections du château des Mesnuls, est passé en vente à Paris, Me Lair-Dubreuil, Palais Galliera, les 15-16 mai 1924, lot 113
  • un second exemple, le cadran signé Amant à Paris, qui fut léguée en octobre 1927 par Amédée Gonin au Musée des Arts décoratifs de Lyon (illustrée dans P. Arizzoli-Clémentel, C. Cardinal et A. Mazur, Ô Temps ! Suspends ton vol, Catalogue des pendules et horloges du Musée des Arts décoratifs de Lyon, Lyon, 2008, p.64, catalogue n°20).
  • un troisième, sur terrasse à Bowhill house
  • un quatrième avec phase de la lune et lourd contre-socle orné de lions passé chez Richard Reddind antiques ltd.

Jean-Joseph de Saint-Germain

Il occupe une place centrale dans le monde très actif des fondeurs ciseleurs parisiens au milieu du XVIIIe siècle. Plus particulièrement spécialisé dans la réalisation de caisses de pendules entièrement en bronze doré, il a laissé une œuvre importante au cours de sa longue carrière, qui a été étudiée par Jean- Dominique Augarde.

Par sa mère, Jean- Joseph de Saint-Germain était allié à la famille Prieur, puissante dynastie de ciseleurs, dont le plus illustre fut son contemporain, Jean-Louis Prieur (né vers 1725).

Sa clientèle comprenait des ébénistes, des horlogers, des négociants et une riche clientèle privée. L’un de ses premiers clients fut très certainement son père, auquel il fournit des bronzes pour des meubles d’ébénisterie. Par ailleurs, Saint- Germain collabora en particulier à partir de 1752 avec l’ébéniste Antoine Foullet qui s’était également spécialisé en caisses de pendules.

Ayant reçu sa formation dans les années 1730 en pleine éclosion de la rocaille, il accéda à la maîtrise en 1746 comme maître fondeur en terre et sable. En 1765, il fut élu juré, haute charge de sa corporation qu’il occupa pendant plusieurs année.

Un prospectus publié après l’installation rue Saint-Nicolas permet d’esquisser l’étendue de sa production : « Saint-Germain, maître fondeur, ciseleur et modeleur fait et vend toutes sortes de boetes pour dorer en or moulu ou en couleur d’or, comme bronze, garnitures de commodes, bras de cheminée à plusieurs branches, grils, flambeaux, lustres, girandoles, boetes de pendules, cartels de toutes espèces, boetes à carillon et à secondes, boetes éléphantes [sic], à lion, à taureau et autres, fait les dessins et modèles en cire, le tout à juste prix ». L’importance de la production de boîtes de pendules aux ornements spécifiques est manifeste.

Saint-Germain fournit, directement ou par l’intermédiaire d’horlogers, de doreurs ou de marchands merciers tels que Lazare Duvaux, une clientèle très haut placée.
On peut citer, outre la duchesse d’Orléans, les ducs de Tallard et de Pralins, les marquis de Pange et d’Eaubonne, ou l’un des plus célèbres collectionneurs du XVIIIe siècle, le financier Blondel de Gagny. Le Garde-Meuble royal fut également client de Saint- Germain ; ce dernier livra notamment en août 1763 une pendule figurant l’Enlèvement d’Europe qui devait figurer, jusqu’à la Révolution, dans le grand cabinet de Madame Victoire, l’une des filles de Louis XV résidant à Versailles. Son commerce ne se limita pas au royaume. La duchesse de Parme, autre fille de Louis XV, les rois Adolphe-Frédéric de Suède et Auguste III de Pologne, le landgrave de Hesse-Kassel, les électeurs de Bavière et de Trèves comptèrent parmi sa clientèle européenne.

 

Usures à la dorure, verre bombé du cadran changé.

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Votre numéro de téléphone (obligatoire)

Votre message