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Description du produit

Commode, laque de Chine, bronze ciselé et doré, dessus de marbre brèche d’Alep, estampillée C. WOLFF et JME, Christophe Wolff (1720-1795) reçu maître en 1755, vers 1755-1760. Dim. (H x L x P) : 88 x 121 x 69 cm. Restauration et reprises au vernis, marbre rapporté.

Cette commode présente une forme habituelle pour Wolff au milieu du XVIIIe siècle avec sa caisse bombée à deux tiroirs sans traverse, reposant sur des pieds cambrés, et recouverte de vernis européen façon de la Chine mis en valeur par une belle ornementation de bronze doré.

Afin de mettre en valeur le laque venu d’Extrême-Orient, l’ébéniste le traite avec respect et le fait compléter par un encadrement de vernis Martin noir uni. Il fait dessiner des contours dorés autour des panneaux  plaqués sur le meuble, ne met pas trop de bronzes sur la face pour ne pas couvrir les sujets principaux du vernis et fait laisser la part belle aux aplats de vernis noir sur les parties les plus fragiles du meuble, pour protéger les parties décorées en leur épargnant les bords de la caisse.

Afin de remplacer certains bronzes, le décor contourné d’or évoque des chutes et des baguettes de bronze doré.


Christophe Wolff

Christophe Wolff, originaire d Allemagne, passa sa maîtrise en 1755 après avoir travaillé comme simple ouvrier puis comme artisan libre. Il exerça pendant une vingtaine d’années rue de Charenton et transféra son atelier rue Neuve-Saint-Denis où il résida jusqu’à la Révolution. Sans originalité particulière, sa production fut abondante et son travail de très bonne qualité. Il pratiquait sur ses meubles, pour la majeure partie de style Louis XV ou Transition, une marqueterie des plus raffinées, marqueterie d’attributs de la musique, de grandes fleurs et de branchages, de paysages ou de scènes chinoises. Ses talents étaient également reconnus pour l’exécution de meubles « à mécanique « qui font partie de ses très bons ouvrages. Il utilisait parfois, pour l’ornementation de ses meubles de style Louis XV, des vernis européens dans le goût d’extrême Orient ou des laques venus du bout du monde comme c’est ici le cas.

 

Les laques de Chine et du Japon

Après avoir importé des coffres, des cabinets et des paravents d’Asie pour les vendre tels quels, les marchands-merciers eurent l’idée de les démembrer et de les découper en prélevant leurs panneaux

de laque pour orner les meubles occidentaux. Le marchand-mercier se chargeait de livrer le matériau à l’ébéniste dont le rôle était de le déposer sur le bâti du meuble en guise de parure. L’ébéniste découpait les panneaux des laques en deux dans l’épaisseur (les panneaux étaient très souvent double face) puis avec un rabot il les affinait pour pouvoir les plaquer sur le bâti du meuble comme une marqueterie traditionnelle. Les panneaux de laque étaient le plus souvent maintenus à l’aide de bronzes dorés souvent très travaillés. Les parties du meuble non ornées de laque étaient peintes d’un vernis (vernis Martin) pour mettre en valeur ou pour harmoniser les champs extérieurs avec le panneau central en laque oriental, ce qui donnait l’illusion d’un meuble entièrement en laque. Cette technique était aussi utilisée par les ébénistes comme procédé de substitution pour imiter les laques véritables quand ils ne pouvaient employer des laques d’origine, car ces laques -particulièrement ceux provenant du Japon- étaient très rares et donc onéreux, et de ce fait, réservés aux ébénistes les plus doués de leur génération, tels que B.V.R.B, Martin Carlin, Jean Desforges ou Adam Weisweiler.

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