5 novembre 2014

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Etienne Portais

Etienne Portais

Nicolas Jean MARCHAND

Né vers 1697Reçu Maître vers 1735

 

On ne sait pratiquement rien de cet ébéniste, pas même la date exacte de son accession à la maîtrise, si ce n’est que de son atelier de la rue Saint-Nicolas sont sortis des meubles d’excellente tenue. Il fut par alliance le beau frère de RVLC dont les deux soeurs avaient épousé Jean-François et Simon Oeben.


Ces meubles appartiennent tous au style Louis XV, Marchand ayant cessé son activité avant 1760. Il s’agit surtout de commodes, d’encoignures, de secrétaires, de petites tables revêtues, pour la plupart, de placages en feuilles et plus rarement de marqueteries ou de vernis dans le goût des laques d’Extrême-Orient. Ses gaines d’horloges présentent la forme violonée habituelle à ce type de meuble. L’un de ces régulateurs est également estampillé de Duhamel, autre spécialiste en la matière.


Marchand utilise des bronzes rocailles, parfois avec discrétion et parfois avec abondance. Il fournit la cour par l’intermédiaire de Gilles Joubert, ébéniste du Roi. Son estampille figure sur deux petites commodes galbées de la Wallace Collection de Londres, livrées  au château de Fontainebleau.
Comme en témoignent les numéros d’inventaire, elles faisaient chacune partie d’une paire destinée, l’une à la chambre du Roi, l’autre à la chambre de la Reine. La première de ces commodes ouvre à deux vantaux. Ornée de bronzes rocailles, elle est actuellement revêtue de bois de rose qui a remplacé, à une époque indéterminée, l’ancien décor de laque de Chine. Elle provient de la chambre de Louis XV : « Livré par le Sr Joubert, du 11 septembre 1755 pour servir dans la chambre du Roy au château de Fontainebleau – n° 2 016 – Deux commodes de laque de la Chine fond noir à figures et fleurs du païs, (…) dont une à deux tiroirs par devant et l’autre à deux vantaux. »

On sait par ailleurs que Marchand travailla pour le marquis de Paulmy, gouverneur de l’Arsenal, et que Gaudreaux, surchargé de travail par les commandes du Garde-Meuble de la Couronne, lui confia certains travaux en sous-traitance.

A côté des meubles, Marchand a exécuté des modèles qui, en dépit de leur grande sobriété de conception et de l’absence d’ornementation, n’en conservent pas moins une élégance et une sûreté de ligne qui prouvent son incontestable talent. Les deux petites encoignures ouvertes, en placage de bois de rose, de l’ancienne collection Bensimon, dispersée en 1981, en fournissent un exemple probant.

 

Bibliographie

« Le Mobilier Français du XVIIIème Siècle », Pierre Kjellberg – Les Éditions de l’Amateur – 1998

Teaser Description

Maître vers 1735

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